La préfecture des Hautes-Pyrénées, Tarbes, suscite déjà la convoitise de quelques personnalités.
Parmi elles, citons tout d'abord
Gérard Trémège(UMP) qui a réussi l'exploit de prendre la ville aux communistes qui la tenaient depuis 1977 et qui en avaient fait une ville sale et
sinistrée économiquement.
Le maire UMP, ancien président national des chambres de commerce et d'industrie a permis a la ville de trouver une dynamique certaine en implantant par exemple l'entreprise SAGEM sur le site du
Giat. Saluons également la politique de travaux menée qui a permis de rénover les façades grises de la ville. La qualité de vie est meilleure à Tarbes depuis 2001.
Hélas, Gérard Trémège semble pris du mal qui ronge et défait l'UMP, la honte d'être à droite et l'appel à des personnalités de gauche pour montrer que l'ouverture et la tolérance existent à droite.
Des gages de respectabilité qui servent les socialistes ravis d'arriver au pouvoir même battus et qui déçoivent l'électorat de droite déboussolé et écoeuré de voir revenir la gauche éliminée.
Ce rassemblement politique qui marie la carpe et le lapin peut momentanément gêner la gauche pour son retour au pouvoir et permettre à l'UMP de bloquer toute opposition pendant un certain temps
mais tôt ou tard cette alliance contre-nature éclatera. En politique, il faut choisir clairement son camp, ce qui n'emêche pas de respecter ses adversaires.
En face
Jean Glavany(PS), président du Grand Tarbes, ou
Chantal Robin-Rodrigo(PRG) auront de vraies chances de l'emporter si on regarde les résultat des dernières
législatives où la gauche a viré largement en tête. Tout dépendra de leur capacité à constituer une liste commune et à arrêter le nom de la tête de liste. On remarque que l'on ne parle pas
d'ouverture avec des élus UMP sur leur liste !! Cependant Chantal Robin -Rodrigo souhaite une liste de gauche plurielle, ce qui laisse penser à un retour certes modéré des communistes.
Jean Glavany et Gérard Trémège ont déjà commencé leur bras de fer même si ils s'en défendent.
Le duel qu'ils livrent actuellement à propos de la création d'une zone commerciale de 70 000 m2 sur la zone Séméac-Soues est assez éloquent.
Jean Glavany défend ce projet juteux qui devra permettre selon lui de sauver ALSTOM, d'aménager l'est de l'agglomération et de réaliser la pénétrante qui reliera le péage de l'autoroute au pont
Alsthom.
Gérard Trémège juge le projet pharaonique et dénonce le chantage de Glavany par rapport à ALSTOM. il se pose également en défenseur du petit commerce de proximité tarbais face aux grandes enseignes
de la future zone commerciale.
Il a attaqué devant le tribunal administratif de Pau la décision du préfet des HP de déclarer d'utilité publique la zone d'aménagement voulue par le Grand Tarbes.
Affaire à suivre....
Le Modem devrait aussi envoyer un candidat pour appuyer la présence possible de François Bayrou à Pau.
La droite nationale observe ces listes qui de près ou de loin font la part belle à la gauche et semblent considérer les idées de droite comme particulièrement détestables. Gérard Trémège malgré un
excellent bilan risque d'être battu en s'entêtant à ouvrir à gauche et à conforter l'idée que la gauche est nécessaire au pays. Les indécis préféreront l'original à la copie et solliciteront la
liste de Jean Glavany ou de Chantal Robin-Rodrigo.
Pourtant le maire actuel devrait réfléchir à une droitisation de son discours en écoutant les promeneurs et commerçants qui semblent de plus en plus préoccupés par l'insécurité un peu partout mais
surtout autour d'une place...Certains ont visiblement choisi Tarbes, petite ville tranquille, pour leurs affaires...